Catégorie : Cinéma et Théâtre

Interview Lilasol

D’où vient votre passion pour la musique ?
Comment expliquer ce qu’est une passion… La musique fait partie de moi depuis toujours, et je dirai même que ça m’a sauvé la vie. La chanson a ceci de génial qu’elle associe la musique et les mots. Moi qui aime les langues, j’ai choisi de chanter dans ma langue maternelle : le français. C’est prendre le risque du sens mais aussi une manière de défendre la langue française à une époque où beaucoup de chanteurs français font le choix de l’anglais. Une langue porte toujours une culture et la francophonie est une notion qui m’est chère. Je n’exclus toutefois pas de chanter dans d’autres langues.

L’EP Imaginez un lieu quelque part nous a permis de connaitre votre univers ; pouvez-vous nous le présenter ?
Imaginez un lieu quelque part… c’est 5 titres éclectiques : la vision d’une parisienne sur le monde moderne, la post modernité sur un mode humoristique et léger. Il s’agit de toujours garder l’espoir même si certaines solutions peuvent être perçues comme fantaisistes. Face à un certain désarroi et pessimisme actuels, le disque salue aussi les initiatives émergentes et innovantes notamment avec la chanson Détroit dont les premiers vers sont le titre de l’EP.

En quoi est-ce important de parler de ce qui se passe dans le monde qui nous entoure et d’essayer d’y trouver des solutions en chanson ?

Trouver des solutions en chanson est très ambitieux. En ce qui me concerne la création de chansons, la musique et plus largement la créativité sont des manières et des occasions de chercher… en se posant des questions. Quant à mon action personnelle sur le monde s’engager à promouvoir la créativité en particulier via la musique, est une manière de ne pas vivre sa passion égoïstement, de rester au contact de la vie des autres et de donner une partie de ce qui fait mon bonheur.
C’est d’ailleurs une des missions de l’association Figures de Styles. Quand je rencontre des gens qui perdent leur emploi, leur détresse me bouleverse. Pour moi, la créativité est un des outils pour rebondir professionnellement. La créativité c’est aussi pour moi une manière de promouvoir la paix. Et oui, rien que ça. En créativité il n’y a pas de perdant, comme en musique.

Parlez-nous du titre Prince Charlatan
Prince Charlatan est une chanson qui parle de la difficulté de se comprendre entre les hommes et les femmes, sur un mode humoristique en tournant en dérision le mythe du prince charmant des contes de fées. Je suis toujours triste quand je vois cette fracture entre hommes et femmes se creuser. En tant que femme, je suis tellement reconnaissante à ces hommes qui apportent leur concours aux projets des femmes.

Vous dîtes aimer « prêter votre voix pour d’autres créations ». Quelles sont les projets qui vous plaisent le plus et faire par exemple du doublage de film vous plairait-il ?
J’adorerai ! le cinéma c’est un rêve, ce serait une nouvelle expérience. D’ailleurs, mon amour du cinéma est arrivé par le son ; le son d’une langue que j’étais en train d’apprendre : l’espagnol ; le son d’une voix qui me racontait en VO les films du cinéaste Pedro Almodovar… On dit souvent « On ne comprend jamais tout à fait une langue avant d’en comprendre au moins deux ». Bref, j’aime le cinéma et le plus drôle c’est que plus qu’à d’autres chanteuses on me compare souvent à des personnages de cinéma et toujours les mêmes.

Donnerez-vous des concerts prochainement ?
Vous m’auriez posé la question il y a 2 semaines je vous aurai répondu oui mais le je sors tout juste d’un cycle de concerts et je dédie mon temps à la réalisation de clips. Une autre facette d’un projet musical et c’est passionnant.

Un prochain EP est déjà dans les cartons. Comment l’imaginez-vous et où en est votre projet ?
Il sera en français. Il y aura toujours la présence du jeu et du hasard et bien sur les touches d’humour et de légèreté. Avec mon équipe, nous sommes en recherche sonore, avec comme fil rouge une orchestration acoustique dans un style pop-musiques du monde.

Vous faites également du théâtre. Qu’est-ce qui vous plait dans cet art (ainsi que dans celui du cirque) et jouerez-vous prochainement dans une pièce ?
Ce qui me plait le plus ? Jouer ! Vivre et interpréter un personnage qui n’est pas moi comprendre ses émotions, ses motivations et me confronter aux textes de grands auteurs. C’est très nourrissant pour moi en tant qu’interprète mais aussi en tant qu’auteur.
Quant au clown que je pratique c’est sa version moderne de la vie de tous les jours. C’est celui que l’on croise aussi au cinéma avec des gens comme de Funès et Bourvil, Pierre Richard ou plus récemment Astier ; et dans les cartoons avec les minions par exemple. Le clown a cette vertu de mettre en lumière les imperfections de notre humanité. C’est vital dans notre monde d’aujourd’hui où le standard des robots prend une place de plus en plus importante.
Concernant votre dernière question je travaille actuellement sur une pièce inédite basée sur l’œuvre du poète portugais Fernando Pessoa Conversation avec mon ombre.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
La musique a ceci de fascinant qu’elle a le pouvoir de réunir les gens. En ce qui me concerne j’aime la création collective et les collaborations inattendues ! … Je collabore depuis toujours avec des personnes de tous univers : artistes, chercheurs, entrepreneurs, enseignants… La vie réserve de belles surprises…

Merci à Lilasol d’avoir répondu à notre interview !

Lilasol rejoint OPHELIA 2019 d’Antoine Campo

Je suis heureuse de vous annoncer ma collaboration avec Antoine Campo☺️😀

Le communiqué de presse : Lilasol annonce sa collaboration avec le metteur en scène/réalisateur Antoine Campo pour ses 30 ans de carrière consacrée à l’Ophélie de Shakespeare, la folle amoureuse d’Hamlet, célébrée par Delacroix, Rimbaud et Berlioz.

Pour fêter le 30ème anniversaire de son premier clip mis en musique par le bassiste rock Pascal Humbert (bassiste de Passion Fodder, 16 Horsepower…) le réalisateur a souhaité la création d’une ballade dans la grande tradition de la chanson française. Lilasol a été choisie pour être une des Ophélie 2019 d’Antoine Campo et sa première interprète de langue française.

Le projet Ophelia 2019 célèbre les 30 ans de création d’Antoine Campo par une série d’événements pluridisciplinaires (peinture, sculpture, musique) qui se dérouleront à La Rochelle et à Paris. Dans ce cadre, Antoine Campo a fait appel à la chanteuse Lilasol pour créer « La Chanson d’Ophélie ». Un single et un vidéoclip sont en production. Le clip sera projeté au cinéma Studio des Ursulines au printemps 2019 à Paris.

Antoine Campo est par ailleurs metteur en scène de théâtre et d’opéra. Il s’est produit à Paris dans les salles les plus prestigieuses : Théâtre de l’Athénée, Opéra Bastille, Gaveau et aussi à New York, Edinburgh, Santander. Artiste pluridisciplinaire, il réalise des clips musicaux salués par la critique (Art Press, Libération).

Lilasol est auteur, compositeur et interprète. Elle nous fait voyager en chansons dans son univers onirique et fantastique sur un pop-folk aux accents de musiques du monde et des textes en français. Avec tendresse et espièglerie, Lilasol chante la richesse du monde, les plaisirs de la rencontre et du partage. Elle nous donne envie de se sentir en vie.

Plus d’informations sur Antoine Campo : http://www.antoinecampo.com/
Plus d’informations sur Lilasol : https://lilasol.com/

Crédit Photo : Philippe Balloué

Le théâtre n’est pas le pays du réel, c’est le pays du vrai

« Le théâtre n’est pas le pays du réel : il y a des arbres en carton, des palais de toile, un ciel de haillons, des diamants de verre, de l’or de clinquant, du fard sur la pêche, du rouge sur la joue, un soleil qui sort de dessous la terre. C’est le pays du vrai : il y a des cœurs humains dans les coulisses, des cœurs humains dans la salle, des cœurs humains sur la scène »

Victor Hugo, Tas de Pierres III ( 1830-1833)

analphabètes des sentiments